J'aimerais revenir à l'époque ou on était jeunes et insouciants. ou toi et moi on s'en foutait de tout, on vivait au jour le jour en profitant de chaque seconde. On avançait en se tapant dessus mais en s'aimant plus que la moyenne. Quand on petait nos minutes Mobistar à nous deux et puis tant pis pour les autres. Si on devait sonner à nos parents pour un truc et bah tant pis, on restait dans la merde parce-qu'on devait garder nos minutes pour le soir. Il nou fallait notre Bonjour tous les matins et notre bonne nuit tous les soirs. Surtout notre bonne nuit ! Même si on avait rien à se dire, on restait pendu au gsm, avec des gros blancs puis tu t'endormais et je criais pour que tu te réveilles. Notre fameux cimetière, nos bagares dans la rue. L'époque ou on ne se nourissait que de AIKIS et que de MAC FLURRY. Même si on s'engueulait comme des chiens, que je te traitais de connard et que toi tu me disais que j'étais qu'une pauvre fille, on finissait par se jeter un regard et se marrer comme des cons. Nous on passait pas une journée banale au ciné, c'était le ciné avec lançage de carottes du MAC DO pour dire bonjour, balançage de Maltesers, des poteaux dans la face, faire peur à des ptites filles, se foutre de la gueule du monde et râler sur tout comme les deux vieux du Muppet show. Que des phases, on se foutait du monde. Jamais je t'aurais lâché, parce-que je pouvais te sonner en larmes, de mauvais poil ou en râlant, t'arrivais toujours à me faire rire comme jamais personne ne l'a fait avant et comme personne ne le fais aujourd'hui. Tu me donnais raison même quand j'avais totalement tort. J'adorais t'entendre dire " C'EST FINI!! " et " RIK TFAU! ", je détestais t'entendre chanter, mais ça me donnait une bonne raison de te gueuler dessus. Parce-qu'en guise de bonjour, tu balançais mon magazine dans les buissons. Tu venais me voir après l'école, tu crevais la dalle mais je t'interdisais de manger une pita tout ça parce-que ça puait trop à mon gout, et tu supportais.. Quand onfaisait le téléphone rose en sse foutant de la tronche à la grosse mama italiènne ( TMTC) N'empêche, sans elle, je me demande comment je t'aurais connu, j'aurais raté un putain de truc ! Nos concours de renvois trop gores. C'était l'époque ou on t'appelait cokinou, que je trouvais ça troplaid alors je t'avais rebaptissé Pilou et Pitchou. C'était la belle époque.
C'était Raph et SherilEn.
Tu me manques...